LE NEGOCE DES NOIX


Les produits de cueillette de la savanne africaine font l'objet d'un négoce qui tient compte de la brousse...



Le karité a toujours posé un problème aux pays producteurs africains en dépit de leurs efforts, car le marché acheteur s'entoure d'un hermétisme bien installé. On retrouve plusieurs facteurs expliquant ces difficultés.

D'une manière générale, les produits de cueillette sont en voie de disparition. La nécessité de production régulière et contrôlée fait que la plupart d'entre eux ont pratiquement disparu d'où le marché déprimé du karité.

Tout d'abord, il s'agit d'un arbre qui pousse spontanément et il est impossible de le planter avec succès. De plus, de croissance lente, il ne commence à donner des fruits que vers la 15ème année. Il n'atteint sa pleine productivité qu'à l'âge de 25-30 ans et donne le maximum de fruits entre 50 et 100 ans.

D'autre part, chaque année seul un tiers des arbres produit des fruits. Cette irrégularité de la production, accompagnée des feux de brousse et des attaques d'insectes, fait partie des obstacles non négligeables.


Les producteurs n'ont pas investi dans cette production. Ils ne recherchent que la rémunération du travail et la réalisation immédiate de la valeur marchande de leur collecte. Personne n'a imaginé de " produire " des noix de karité, cela reste une activité d'appoint.
Les quantités produites ne permettent pas une vraie politique de prix de revient. Le problème n'est pas de discuter d'un niveau de prix à un moment donné, mais de développer une politique de production quantitative. Les prix actuels peuvent être très viables par rapport à la production si les méthodes et la standardisation peuvent se mettre en place grâce à des quantités plus substantielles.
En effet, la limite technologique des moyens de fabrication du beurre est un point supplémentaire qui joue contre sa facilité de commercialisation. Malgré l'existence de presses mécaniques rendant le travail moins pénible, les rendement qualitatifs et quantitatifs restent très moyens. Or, les acheteurs exigent des spécifications précises.


Comment arriver à un projet économiquement viable si les paramètres essentiels sont tronqués ? Loin de nous l'idée de ne pas améliorer ce qui peut l'être, mais cela ne doit pas empêcher de commencer par une étude économique.

 

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