La fluidité membranaire


La membrane est un îlot de protéines, où flottent des lipides.

En effet, elle est constituée d’une bicouche de phospholipides avec des protéines intercalées et des molécules de cholestérol qui rigidifient l’ensemble.

D’autre part, la fluidité permet aux cellules de se déformer, ce qui est essentiel pour des molécules telles que les globules rouges ou encore les leucocytes. Par exemple, des globules rouges déformés s’agrègent dans les capillaires et sont responsables de maladies cardiovasculaires.

Les échanges internes-externes de la cellule doivent être équilibrés. La fluidité de la membrane dépend de la nature des lipides qui la constitue. Une rigidité membranaire est une cause de maladies, qui résulte donc d’un mauvais fonctionnement cellulaire.

La diététique a une influence sur l’équilibre cellulaire.

Les huiles ou les graisses que nous mangeons déterminent bien évidemment cet équilibre.

La régulation par le Cholestérol

Le cholestérol est fabriqué par le foie, tandis que les acides gras modulent son métabolisme.

C’est un stéroïde intercalé entre les molécules de phospholipides.

Au niveau membranaire, il a un rôle structural qui limite la fluidité excessive. Ainsi, l’organisme régule la fluidité de ses membranes en contrôlant les apports cellulaires en cholestérol.

Une rigidité membranaire est à l’origine de maladies cardio-vasculaires. En effet, si la membrane n’est pas assez fluide, le cholestérol n’aura pas de place pour s’intercaler entre les phospholipides. Il va donc retourner dans le sang, s’oxyder et former des plaques. S’il se retrouve en trop grande quantité dans le sang cela augmente les risques d’infarctus .

D’un autre côté, l’organisme a besoin de cholestérol afin de le transformer en sel biliaire. Ce sel est nécessaire pour rendre digestibles les graisses apportées par l’alimentation. Or, la bile est aussi une voix d’élimination du cholestérol . Il s’agit donc là d’un véritable cercle vicieux.

Le cholestérol influe également sur la synthèse de la vitamine D et sur la déperdition en eau de la peau. Il rend cette dernière imperméable, ce qui limite le phénomène de déshydratation.

Enfin, le cholestérol a un rôle important au niveau des hormones sexuelles et des hormones de la glande surrénale.

retour